_____Lo . Lii . Ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents . __ Nabokov

_____Lo . Lii . Ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents . __ Nabokov


" Ma seule Liberté, c'est ma nature . "

J'aimerais me contenter de l'essentiel, ne pas me soucier du superflu . Mais étant native du Sud, j'ai un profond besoin de parler, de tout, de rien, de vous, de moi . Et tant pis pour les Autres .
J'aimerais ressembler à Louise de Vilmorin, hypnotiser le monde comme elle le faisait , avoir un homme comme Edouard Baer, un homme qui parle, qui raconte, qui touche . Je suis aussi profondément tactile, vous savez .
J'aimerais faire pleurer une salle entière, vivre de mes rêves, entrer aux Beaux-Arts ... Pourquoi pas ?!
Je nourris une passion secrète pour Woody Allen et Louise Bourgeois . J'aurais du m'appeler Louise . Je me contenterai de Julie .
Et Julie finira sûrement sa vie seule, loin des sunlights, loin de Paris, dans un petit village de Provence, punis pour en avoir trop souvent fait des tonnes .
J'en profiterai pour peindre toute une série de Tournesols ...

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# Posté le jeudi 27 mars 2008 07:45
Modifié le mercredi 25 juin 2008 05:59

« Ne pas sentir de nouvelles chaînes . - Tant que nous ne nous sentons pas dépendre de quelque chose, nous nous tenons pour indépendants : conclusion erronée qui montre quel est l'orgueil et la soif de domination de l'homme . Car il suppose ici qu'en toutes circonstances il remarquerait et reconnaîtrait sa dépendance, aussitôt qu'il la subirait, par suite de l'idée préconçue qu'à l'ordinaire il vit dans l'indépendance et que, s'il venait à la perdre exceptionnellement, il sentirait sur-le-champ un contraste d'impression . Mais quoi ? Si c'était le contraire qui fût vrai : qu'il vécût toujours dans une multiple dépendance, mais qu'il se tînt pour libre là où, par une longue accoutumance, il ne sent plus la pression des chaînes ? Seules les chaînes nouvelles le font souffrir encore : "Libre arbitre" ne veut dire proprement autre chose que le fait de ne pas sentir de nouvelles chaînes . » Friedrich Nietzsche

  «  Ne pas sentir de nouvelles chaînes . - Tant que nous ne nous sentons pas dépendre de quelque chose, nous nous tenons pour indépendants : conclusion erronée qui montre quel est l'orgueil et la soif de domination de l'homme . Car il suppose ici qu'en toutes circonstances il remarquerait et reconnaîtrait sa dépendance, aussitôt qu'il la subirait, par suite de l'idée préconçue qu'à l'ordinaire il vit dans l'indépendance et que, s'il venait à la perdre exceptionnellement, il sentirait sur-le-champ un contraste d'impression . Mais quoi ? Si c'était le contraire qui fût vrai : qu'il vécût toujours dans une multiple dépendance, mais qu'il se tînt pour libre là où, par une longue accoutumance, il ne sent plus la pression des chaînes ? Seules les chaînes nouvelles le font souffrir encore : "Libre arbitre" ne veut dire proprement autre chose que le fait de ne pas sentir de nouvelles chaînes . » Friedrich Nietzsche
# Posté le mardi 15 avril 2008 12:59
Modifié le lundi 23 juin 2008 14:01

Parler de la pluie et du soleil, de ce que tu étais belle, des larmes dans tes yeux bleus, parler de la mort qui nous attend, parler de la liberté honnie, parler de sentiments, de mes sentiments, parler de Louise Bourgeois, de David la Chapelle, parler de l'avenir, des secrets poussièreux, parler de ton rire, des bonbons qui faisaient mal aux dents, parler de Richard Avedon, des fleurs au printemps, de nos poupées, parler des instants magiques, de Peter Pan, de ta blondeur juvénile, des rues de Paris, parler du dernier Woody Allen, de Balenciaga, de notre Avenir, parler des étoiles, d'Arthur Rimbaud, parler d'Alcools, parler d'hommes et de femmes, parler de Bob Dylan, de Dr [H]ouse, des arcs en ciel ...

Parler du temps qui passe ...
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Gavroche remontant la rue, guitare sur le dos, sourire aux lèvres, les yeux perdus dans le vague . Il s'arrête, admire les passants, leur invente une vie héroïque . Il rêve, comme tous gosses de son âge, de s'évader, quitter sa prison de chair, ses jeans étriqués . Il rêve d'envoyer valdinguer ce corps trop mince, pas assez souple, qui l'empêche d'être .
Il s'imagine révolutionnaire, chantant, clope au bec, à qui veut l'écouter . Jouer au coin de l'avenue pour quelques sous, zoner dans les bars pourris du quartier, dormir dans des hotels moisis ... Il veut connaitre l'extrême avant de goûter aux délices de la célébrité . Qu'il quittera vite .
Car son destin est celui qu'il s'est choisi à 15 ans : rêveur .


Parler de la pluie et du soleil, de ce que tu étais belle, des larmes dans tes yeux bleus, parler de la mort qui nous attend, parler de la liberté honnie, parler de sentiments, de mes sentiments, parler de Louise Bourgeois, de David la Chapelle, parler de l'avenir, des secrets poussièreux, parler de ton rire, des bonbons qui faisaient mal aux dents, parler de Richard Avedon, des fleurs au printemps, de nos poupées, parler des instants magiques, de Peter Pan, de ta blondeur juvénile, des rues de Paris, parler du dernier Woody Allen, de Balenciaga, de notre Avenir, parler des étoiles, d'Arthur Rimbaud, parler d'Alcools, parler d'hommes et de femmes, parler de Bob Dylan, de Dr ouse, des arcs en ciel ...
# Posté le vendredi 02 mai 2008 09:48
Modifié le lundi 23 juin 2008 14:01

__--Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination .



« L'érotisme est un pouvoir sexuel sans bornes, illimité, démesuré. Il faut le craindre . »

[ Marquis de Sade ]



__--Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination .
# Posté le vendredi 23 mai 2008 11:45
Modifié le vendredi 13 juin 2008 06:32

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Ersatz

6h du matin .
Je me suis réveillée fatiguée . Un verre d'eau vite fait avalé, et je retourne me coucher, attendre le dernier moment pour me lever . Ce moment où tu te dis "c'est bon, cette fois j'bouge mon cul, j'vais être en retard ."
Et puis non . La flemme . On pourra m'attendre, me désirer ardemment, je ne bougerai pas .
À quoi j'ressemble ? Moitié en vie, l'autre au ralenti, dans un état second, souvent, je repousse les limites et crée un trou béant entre le reste du monde et Moi .
La perspective de tomber dans ce trou me fait peur . Mais je me dis que c'est la même chose pour tous : on continue d'avancer, un peu plus près du bord, le but c'est de rester debout, comme un funambule . Ceux qui ont tendance à faire de leur vie un numéro d'équilibriste savent de quoi je parle .
Mais encore une fois, j'eus peur de sombrer .
Et le voilà, ce foutu moment : dans un ultime effort, je lève ma misère du lit, je m'fous une claque et me dis que dans un mois y'a les concours, et j'ai encore rien foutu .

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Faire une critique des derniers films que j'ai vu . Laisser libre court à mon cynisme . Parler mal et dire 'DIIINGUE' le plus de fois possible . Faire du tourisme sexuel à Paris le prochain week end . Squatter la Fnac . Me bourrer la gueule avec Lui en pensant à Eux . Ecrire le scénario de mon premier court métrage . Me trouver un nom de scène . Réparer ma caméra . Lire Mein Kampf . Oublier Mein Kampf . Appeler le théatre . Peindre . M'épiler . Faire semblant de m'intéresser à ce qu'elle dit . Trouver des fringues beiges . Apprendre mes scènes . Perdre quelques kilos . Réserver un hotel à Londres . Etre la Reine du Monde .

Vous savez tout de mon état d'esprit maintenant .




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# Posté le mercredi 28 mai 2008 12:38
Modifié le mercredi 04 juin 2008 11:25